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Manifeste
pour le monde rural

C'est l'élément essentiel de la doctrine des maires ruraux de France : publié en 1994, le Manifeste pour le monde rural reste d'actualité aujourd'hui. Il a été rédigé par Pierre-Yves Collombat, Premier vice-président de l'AMRF et président de l'Association des maires ruraux du Var, désormais sénateur de son département et toujours maire adjoint de Figanières.

Depuis 40 ans et pour longtemps !

 
L’Association des Maires Ruraux de France a 40 ans. Dès l’origine un principe : des maires au service de leurs pairs ! Editorial du président de l'AMRF Vanik Berberian, paru dans le numéro de janvier de 36000 Communes.
 
"En 1971, le ministre de l’Intérieur de l’époque Raymond Marcellin, dont la carrière est déjà largement illustrée par des actions controversées, envisage de procéder à la fusion systématique des communes rurales. C’est alors qu’un groupe de maires refusent de s’en laisser conter. Ils s’organisent et mobilisent des maires ruraux hostiles à cette démarche autoritaire. Ils feront front – la FNMR est née.
 
Il est instructif de rapprocher l’argumentaire du moment avec celui qui a prévalu dans le débat sur la réforme territoriale de l’année dernière pour ce qui concerne le chapitre des communes nouvelles. On y retrouve les mêmes arguments sur « l’émiettement communal » insupportables à l’idée de « l’aménageur administratif- moderne ». L’application de ce texte dit « Loi Marcellin » fut un échec, les fusions de communes ne pouvant réussir que dans la mesure où elles répondent réellement à un voeu de la population. Car la commune incarne l’échelon de gouvernance locale de proximité auquel le citoyen reste attaché. 1 281 fusions sont intervenues en France depuis la mise en oeuvre de la loi du 16 juillet 1971 : certaines d’entre elles ont par la suite fait l’objet de défusions, symbolisant de manière patente l’inefficacité de cette mesure.
 
Une première tentative avait été engagée en 1959 pour organiser les fusions, qui prévoyait l’adoption de délibérations concordantes des conseils municipaux des communes désirant fusionner entre elles et la production d’un arrêté préfectoral ou, en cas d’opposition des conseils, l’intervention d’un décret en Conseil d’Etat constatant la fusion. La seconde tentative à l’initiative du ministre Marcellin ayant le même objectif, se soldera par le même résultat, malgré les incitations financières.
 
Et comme un perpétuel recommencement, les premières versions du texte de la réforme territoriale de 2010 sur la création des communes nouvelles portaient les mêmes ambitions technocratiques. Grâce à la forte mobilisation du plus grand nombre, elles connaîtront la même issue…
 
Et parce que rien n’est jamais définitivement acquis, et au moment de la mise en place des commissions départementales de coopération intercommunales, le premier des 10 engagements de l’AMRF ; « défendre la commune et la liberté municipale, expression primordiale de la démocratie » garde, plus que jamais, toute sa pertinence.
 
Nous saurons le rappeler avec conviction tout au long de cette année exceptionnelle pour l’AMRF, qui fêtera 40 années d’engagement au service des maires et de la ruralité."