Dimanche 25 septembre, le Sénat bascule à gauche. Renversement historique, porté par le vote des élus ruraux. Depuis, la vague rurale ne cesse d’attirer les surfeurs. La sincérité de leur engagement se mesurera à l’aune du temps et de la réalisation effective de leurs projets. En attendant, voici leurs propos et leurs ambitions pour les ruraux.
Le 7 octobre, le Premier ministre, François Fillon, ouvrait le bal en se rendant à Richelieu, en Indre-et-Loire : « Les territoires ruraux ont façonné l’identité et la diversité de notre pays. Ils ont permis à la France de devenir une grande puissance et ils lui permettront, à l’avenir, d’équilibrer son développement qui ne peut pas être exclusivement concentré dans les seules zones urbaines». Dans son discours, on comprend aussi à quel point la réforme territoriale est bonne, et combien les élus l’ont mal comprise…
Le 11 octobre, le président de la République Nicolas Sarkozy rendait visite à la Creuse. « Nos campagnes ne sont donc plus des terres résignées, nos campagnes ne sont plus des terres d'exode, vouées à une lente mais inexorable dégradation de leur situation ». Avec quelques leçons sur la réforme territoriale et ses bienfaits que les élus décidément ne veulent pas voir…
A l’occasion de son déplacement dans la Creuse, le président a annoncé qu'il nommait le député de Lozère Pierre Morel A l'Huissier en mission à ses côtés sur l'ensemble des problèmes liés aux normes en milieu rural.
Pour sa part, le nouveau président du Sénat Jean-Pierre Bel a annoncé lors du congrès de l’association des maires ruraux de France qu’il souhaite, avec le concours du Sénat, réunir des « états généraux des élus locaux » afin que ces derniers puissent faire entendre leur voix grâce aux associations qui les représentent.
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